dimanche 18 mars 2012

mercredi 14 mars 2012

Chronicle

Encore un found-footage movie, encore un teenage movie, encore des ados avec des pouvoirs, encore des ados tourmentés pfffpff. Chronicle ? c'est bien ça ? OUI !!!!

Andrew est un ado mal dans sa peau, son père est alcoolique et violent et sa mère est atteinte d'une maladie grave. Avec deux de ses potes il se retrouve en contact avec une mystérieuse susbstance. Le lendemain ils sont dotés de pouvoirs télékinésite...

Un premier film vraiment fun, qui au-delà  de son concept, offre une analyse maline de l'adolescence.
Josh Trank utilise le found-footage à merveille durant le film (même si le procédé est plus brouillon vers la fin).
le réal' prend son temps, et il a raison, pour présenter son trio d'ados attachants. Parmi eux, Andrew, dont le quotidien infernale va être la cause d'un final spectaculaire.
Ces acteurs sont bien diriger au milieu de séquence tantôt sympas, tantôt flippantes.
Pourtant, on ne peut s'empêcher de se demander si toute cette dramaturgie introduite ne sera qu'un prétexte au final, impressionnant à souhait.
L'immersion est totale grâce au found-footage qui sert totalement le propos et qui offre des scènes de super-pouvoirs jouissives...

Un teenage movie audacieux et fun soutenue par un fond violent. Seule défaut majeur : une épilogue pompeuses et parfaitement inutile.
Une vraie réussite, on a vu des films devenir culte pour moins que ça ...


dimanche 11 mars 2012

John Carter



L'oeuvre d'Edgar Rice Burroughs enfin transposer à l'écran par Andrew Stanton (Finding Nemo, Wall-E) avec un colossale budget de 250 millions de dollar. Les livres avaient inspiré Lucas pour Star Wars (toute la science-fiction moderne quoi) mais qu'en est-il du film de Stanton ?

John Carter, un soldat de la guerre de Sécession reconvertit en chasseur d'or, se retrouve sur Mars. Ou plutôt sur Barsoom, une planète habitée elle aussi par les guerres. En effet, Sab Than utilise un pouvoir offert par les Ternes, il veut asservir la cité d'Elium pour contrôler Barsoom. John est recueillit par les Tharks des aliens verts qui ne se mêlent pas du conflit entre Elium et Zodanga. Au cours d'une bataille John va faire la connaissance de Dejah Thoris, la princesse d'Elium.

Récit mythologique impressionnant à la Star Wars ou encore Seigneur des Anneaux, John Carter se conte comme l'une des plus belles épopée de science-fiction de l'Histoire. Ce héros mythologique inventé par Rice Burroughs à partir de 1917. Un héros qui comme convenu va unir les peuples, trouver l'amour, affronter ses démons... Mais rappelons nous que ce héros était sensé servir de modèle à ce que nous connaissons de mieux en la matière. Luke Skywalker et Frodo n'accepte pas leur destin au début mais il vont muter en héros absolu en affrontant leurs démons intérieur. Réunification des peuples et message pacifiste ou encore histoire d'amour bouleversante à la Avatar. John Carter s'inscrit dans la lignée de ces blockbusters qui ont ceci en commun, ils sont universelles, et surtout ce sont de grandes oeuvres cinématographiquement très abouties.

Andrew Stanton se réjouit du passage au live, et lâche tout son talent au service d'une histoire en laquelle il croit éperdument. Il orchestre ainsi des scènes d'actions spectaculaires, sans jamais en faire trop (peut-être même pas assez), il découpe magistralement son film et l'éloigne des blockbusters actuels. Un plus qui sert parfaitement la fin du film qui se mut alors en enquête (mais pas un mot de plus!).
Il prend son temps pour présenter chaque personnages, même aliens, on entre alors dans un univers très aboutit que l'on a l'impression d'avoir toujours connu en sortant du film (comme Avatar ou Star Wars).
On s'attache rapidement à des personnages au futur déjà culte comme Woola le... chien monstre...
On prend plaisir à suivre une histoire d'amour convenue mais qui nous rappel encore une fois Avatar par exemple.

Cependant dans John Carter, il y a quelques choses de plus, déjà le fait qu'il soit, cinématographiquement parlant, meilleur que Star Wars, il possède des moments de bravoure épique dont un qui flirte avec le jamais vu au cinéma. Andrew Stanton s'implique dans le montage avec une abnégation qui rend tout ses gags éfficace et un morceau de bravoure d'anthologie complétement éternel (je n'en dis pas plus pour garder l'entière surprise).

Côté casting, c'est pas grandiose, mais c'est pas mal quand même, mise à part un Ciaran Hinds fatigué et un Mark Strong monolithique, on peut crier alléluia quant à une motion capture très réussit, et deux bon héros. Taylor Kitsch s'impose comme un John Carter irremplaçable dès les premiers plans, mélange de guerrier, de provocateur, généreux, ses tourments le développe dramaturgiquement, laissant place à un héros plus fragile qu'il n'y parait.

Des procédés remarquables (surtout pour un blockbuster), au service de personnages attachants, d'une histoire magistralement raconté. Une certaine ringardisation du blockbuster sur lequel plusieurs génération devrait prendre exemple, héritage direct d'oeuvre majeurs tel que Le Seigneur des Anneaux et Avatar.
Une nouvelle source à fantasme, cinématographiquement géniale, et non-dénuée d'émotions.

John Carter : le Djeddak des blockbusters !



vendredi 24 février 2012

War Horse



L'attente est longue lorsque un film de Steven Spielberg est annoncé, mon réalisateur préféré revient avec War Horse, il a intéret d'être bien, parce que je me suis pas fait un tee-shirt "I Love Spielberg ; War Horse 22/02/2012" pour rien. Quelques mois seulement après la sortie des Aventures de Tintin, Le Maître Spielberg revient au live avec War Horse. Il explore une nouvelle fois des thèmes qui lui sont chers tel que l'amitié, l'innocence, la guerre...
Après la réussite absolue qu'est Tintin, Spielberg signe-t-il  une nouvelle oeuvre majeur ?

Albert vit dans une ferme avec sa mère et son père. Ce dernier est impressionner par un cheval lors d'une enchère alors qu'il venait acheter un cheval de laboure mais aveuglé par la beauté du cheval, il l'achète. Cet achat le plonge cependant dans la galère car il se retrouve avec des dettes. Albert amoureux du cheval, qu'il baptise Joey, décide de l'élever et de lui faire, malgré son physique, labouré un champ synonyme de dernière chance pour sauver la ferme.
Mais la guerre éclate et Joey est vendu pour faire la guerre cependant Albert lui fait la promesse de se réunir. Joey va alors se retrouvé confronté à plusieurs personnages et à la dureté de la guerre.

Sans doute le trajet narratif le plus casse-gueule de toute la carrière de Spielberg, ce film choral vu par plusieurs   personnages qui seront propriétaire de l'animal représente un grand défi scénaristique. Et malheureusement, c'est le principal défaut du film. Spielberg ne choisit jamais vraiment entre le cheval vu par plusieurs protagonistes ou plusieurs protagonistes vu par le cheval. Il se perd également dans un montage parallèle brouillon.
Et c'est dommage parce que le film commence magistralement bien avec l'exposition de cette ferme et de ces personnages attachants. D'ailleurs Spielberg ne se contente pas de les mettre dans un cadre, dès le début du récit les persos sont mis dans des situations fortes, très fortes... Ainsi au bout de 15 minutes "d'exposition", le meilleur réalisateur au monde nous brûle les yeux lorsqu'il nous raconte comment deux êtres s'apprivoisent et apprennent à se faire confiance, se parlent et font équipe lorsqu'il laboure le champ : MAGNIFIQUE. Une séquence d'une beauté à pleurer, pure et innocente, du Spielberg dans toute sa splendeur.
S'en suit des longueurs qui viennet parasiter le propos épique du chef d'oeuvre qu'aurait put être War Horse.

Si on assiste à des plans majestueux qui magnifient les grands espaces (on sent l'admiration pour Kurosawa, Ford, Lean) , une idée par plan c'est le cinéma de Spielberg malgré des choix scénaristiques discutable. Comme toujours la forme est virtuose, mais cette fois elle ne transcende pas le fond.
Des personnages magistralement cadré mais inégaux, tous résolument moraux et pure. Ceci n'est pas quelque chose qui me gêne mais cette fois Spielberg en fait vraiment trop, fini la justesse de A.I. ou E.T. cette fois l'émotion ne fonctionne plus de la même façon, on sent un manque de finesse surtout à la fin du film, qui patauge un peu. On était en effet en droit d'attendre des retrouvailles bouleversante... mais non, ou alors est-ce juste car Albert en était persuadé. Je pense par ailleurs qu'il me faudrait une seconde vision pour mieux cerné cette oeuvre inégal malgré le savoir faire du Maître.

Comme je le disais plus haut, l'image est à couper le souffle on sens un Spielberg intouchable. Mais loin de se contenter de maître de l’esthète et du spectaculaire, il aime essayer des choses, ainsi il enfante parfois des chefs d'oeuvre visuel (avec l'aide de son compère Janusz Kaminski) ainsi il nous offre l'image sur-bleutée de Minority Report, le noir et blanc de Schindler's List, les méchas finales de A.I., ou encore le plan-séquence de Tintin. Cette fois il tente quelque chose sans le transcender, à savoir la photo des derniers plans ultra-orangée. Alors un plan sur deux est magnifique mais les autres font pensés au Roi Lion et dé-crédibilise le procédé en le rendant presque ridicule... dommage...
"Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil", chez Spielberg d'habitude ça ne veut rien dire car cela cache des oeuvres foncièrement plus noir et désespérées mais cette fois j'ai vraiment du mal à voir la variation (si il y en a une...)
Une frustration m'envahit tout le long du film car Sielberg lache une scène bouleversante, un dialogue sublime ou un mouvement de caméra virtuose désarmorcé dans la minute par quelque chose de moins bon, fait chier!
Les différentes situations ont du mal à se relier entre elles, et on cherche désespérément une cohérence. Même si le casting est juste génial, les personnages ne sont pas tous à la hauteur. Ainsi on sent un Spielberg moins à l'aise avec le choral qu'avec l'histoire qu'il veut raconter.

Des moments de grâce et une mise en scène qui frôle la perfection mais une structure narrative brouillonne et des personnages finalement peu intéressants font de War Horse un film terriblement inégal. Malgré un casting  absolument parfait, on ne peut se défaire du goût amer d'une déception quant à ce qu'aurait put être War Horse.

Magnifique dans la forme mais discutable dans le fond. Un bon film mais pas un bon Spielberg.

mercredi 15 février 2012

Top 6 B.O. indispensable de 2011

Alexandre Desplat pour The Tree of Life
 (ci-contre River)
  Michael Giacchino pour Super 8 (ci-contre Letting Go)


Ludovic Bource pour The Artist (ci-contre George Valentin)



Daft Punk pour Tron Legacy (ci-contre The Game has Changed et The Son of Flynn)


Clint Mansell pour Black Swan (ci-contre Perfection)


Alexandre Desplat pour The King's Speech (ci-contre The King's Speech)

samedi 11 février 2012

A.I.



Après le décès de Stanley Kubrick en 1999, Steven Spielberg décide de reprendre se qui aurait été son prochain film. A partir de bride de scénario et de tonnes de story-board Spielberg revient à la science-fiction et rend hommage a feux-Kubrick.

Dans un XXIe siècle, où la fonte des glaces a submergé la majorité des terres habitables et provoqué famines et exodes, les méchas sont devenus essentiel dans la vie des humains. Un jour le professeur Hobby met au point un mécha-enfant capable d'aimer. Il fait son entrée chez Monica et Henry, un couple dont le fils unique est cryogéniser dans l'attente d'un remède contre sa grave maladie.

Pour changer Spielberg s'attaque à l'enfance abandonné en la perdant dans un monde qu'elle ne connaît pas et qu'elle n'arrive pas à comprendre. Une scène d'ouverture d'anthologie d'un point de vue de la mise en scène et du scénario instaure un climat dans lequel l'humain est méconnaissable. Leur monde (le nôtre dans 100 ans ?) est un univers pré-apocalyptique dans lequel le bonheur semble être éteint, ensevelit sous les océans (métaphore montré très explicitement montré par Spielberg vers la fin du monde). Il montre en une séquence l'homme et son rapport avec le méchas !
C'est dans ce monde inquiétant que David (qu'il filme à travers des prismes durant tout le film), petit mécha différent, évolue. Il ne montre aucun sentiment, jusqu'à ce que Monica devienne sa maman en le programmant. A ce moment Spielberg se concentre sur son personnage principal et ses péripéties qui vont conduire sa mère apeurée et poussé par l'inquiétude à l'abandon. Scène déchirante dans laquelle éclate toute la douleur de la mère (pas de la propriétaire du mécha).
A partir de cette magnifique scène (et les premières larmes) Spielberg assure une aventure dans laquelle David va faire la connaissance d'autres personnages torturé (au sens propre), ses semblables, les méchas. Parmi eux, GigoloJoe, un mécha d'amour. Un personnage particulièrement attachant (Jude Law aux mimiques irrésistibles).
Le film comporte à mon sens le plus beau plan de la filmo de Steven Spielberg. Lorsque David se jette de l'immeuble du professeur Hobby. GigoloJoe l'attend dans l'hélicoptère. Il est vue à travers la vitre du véhicule (encore un prisme) le corps de David se dessine en reflet sur la vitre et sa chute se fait une larme qui descend sur la joue de Joe. Ce plan, le plus beau esthétiquement et aussi très fort car les méchas, incapable d'émotion ne sont pas programmer pour pleurer. Pourtant Spielberg en trouve le moyen, durant un cours instant, insonorisé, il rend les méchas humain (pleures, suicide).

Ces méchas, les personnages principaux, sont les rejetons innocent d'une humanité brisé qui vit par substitution. En effet, ils se réfugient dans la forêt, seul endroit de végétation du film.

Cette idée de l'humanité enfouit mais par moment retrouvé est illustré à la toute fin du film lorsque les méchas retrouvent David 2000 ans plus tard. Il est l'héritage de l'humanité, de sa bonté et de sa grandeur. Ces méchas présents à la fin (méchas, oui oui ! méchas ! pas E.T.s ! méchas!!!) accordent une faveur à David parvient à réaliser son rêve. Puis le film s'éteint tel une batterie épuiser...
Spielberg nous ayant encore une fois fait rêver, réfléchir, s'interroger, pleurer et mis une grande baffe dans notre geule !!!

Épaulé par les éternels Kaminski à la photo et Williams à la musique, Spielberg livre un magnifique conte de science fiction.

Si bouleversant et complexe et en même temps visuellement spectaculaire, le génie Spielberg nous colle une grosse claque.
Mon Spielberg préféré...







Animal Kingdom


David Michôd, réalisateur australien, vainqueur à Sundance et déjà pote avec Tarantino.

Une rue anonyme dans la banlieue de Melbourne. C’est là que vit la famille Cody. Profession : criminels. L’irruption parmi eux de Joshua, un neveu éloigné, offre à la police le moyen de les infiltrer. Il ne reste plus à Joshua qu’à choisir son camp...

Une atmosphère tout d'abord, froid, angoissant, tant par les personnages que par la composition des plans et le montage. Montage rapide, mise au point, second plan souvent plus mouvementé que le premier. Ambiance faite de violence distiller par des moments douceâtres. Étonnant de maîtrise et de retenue.
Un casting aussi, surprenant avec le premier rôle du génial James Frecheville, en benjamin soumis et coincé. Le toujours parfait Guy Pearce en policier juste, et le jeune oncle Owen de Star Wars Episode 2 et 3, j'ai nommé l'excellent Joel Edgerton. Sans oublier la matriarche Jacki Weaver.

Ceux-ci dans une mise en scène faussement sobre, qui, loin de se contenter de sa photo sublime, sert un scénario dont les personnages sont toujours le centre. S'intéressant à une famille de criminel et non à un jeune piégé dans une famille de criminel, Michôd privilégie le hors-champs et la violence refoulée pour mieux la faire explosé.
J'aime particulièrement ces procédés de refoulement et de repoussement, cela contribue à faire monter la tension et cela dans un cadre calme et doux avec des plans très beaux. Michôd parvient à faire un truc joli mais affreusement malsain et dérangeant et j'adore ça.

Le scénario privilégie les interactions entre les personnages pour les révéler et faire avancer une intrigue qui ne casse pas des briques et qui finalement est peu importante. Ce qui n'est pas négatif et qui sert pleinement la psychologie dure du film dans la quelle le spectateur se retrouve complétement happé.

Une jolie mise en scène paradoxalement étouffante servit par un casting irréprochable. Australia is back et c'est une claque !